Les arcanes majeurs et l'alphabet carré (hébraïque)
12-03-2009

 
Les origines du jeu de tarot divinatoire se perdant un peu dans la nuit des temps, il existe de nombreuses hypothèses quand à sa création, son apparition ou sa formation. Parmi celles-ci, une retint tout particulièrement mon attention : celle qui lie les 22 arcanes majeurs du tarot de Marseille aux 22 lettres de l'alphabet hébraïque.
 
Ayant d'assez près étudié les corrélations, je pense être en mesure de dire que l'alphabet hébreu ne peut pas expliquer l'apparition du tarot. Cependant, il est vrai qu'il existe pour certaines lettres des parallèles tout à fait instructifs. Je vous propose, par cet article, d'en faire le tour.
 
Dans le cours de mes études universitaires, j'ai eu l'occasion et je dirais la chance d'étudier cette langue toute particulière qu'est l'hébreu. Parmi les cours dispensés dans le cadre du DU d'hébreu de la faculté d'Aix en Provence, il y avait ceux « d'épigraphie sémitique » - ce qui en langage compréhensible par l'être humain donne « l'étude des origines et de la formation des alphabets sémitiques (dont l'hébreu et l'arabe) »
 
Il faut savoir que l'alphabet hébreu, comme beaucoup d'alphabets anciens, descend de manière assez directe d'une série de pictogrammes. Par exemple, si nous prenons le pictogramme « main », nous avons à l'origine le dessin d'une main (yad en hébreu). Ce dessin de main, qui au départ ne signifiait rien de plus que « main » c'est petit à petit mis à signifier le son « y » (première lettre du mot « yad ») -- plus le temps passe, plus le graphisme de cette main se simplifie. Au final, nous obtenons une lettre, qui ne ressemble plus que de très très loin à une main... Seul indice trahissant ses origines, son nom. La lettre « y » se nomme en effet « youd » en hébreu... Youd, yad....
 
Lorsque l'on prend l'alphabet hébraïque moderne, l'on se rend compte très vite que toutes les lettres peuvent ou devraient pouvoir être mises en relation avec un mot ou un sens particulier. Beth (B) est baït, la maison, Guimel (G) est gamal : le chameau, Dalet (D) est délet, la porte, Youd est yad, la main, Lamed est lamad (racine du verbe apprendre), Ayïn est ayïn, l'oeil, Phé est phé, la bouche... ...
Certaines lettres (celles que je viens de citer) ont un sens évident, d'autres le sont moins, pour d'autres encore le sens c'est perdu.
Ce que je vous propose aujourd'hui est de passer en revue l'alphabet carré ainsi que les significations connues ou hypothèses quand au sens des lettres afin de les mettre en parallèle avec la symbolique et la signification des arcanes majeurs du tarot.
 
Les valeurs numériques données sont celles des lettres de l'alphabet carré. (Traditionnellement, chaque lettre hébraïque se rapporte à une valeur numérique) 
 
Première lettre ALEPH – Arcane I, Le Bateleur.
Valeur numérique : 1
  
א


Le pictogramme originel est celui d'une tête de taureau. A première vue, pas grand rapport donc, [sinon du point de vue  des corrélations entre 1 (chiffre du divin par essence) et le Dieu taureau de l'antiquité] - Cela étant la forme actuelle de cette lettre s'inscrit assez bien dans la figure du bateleur.
___________
 
Seconde lettre BETH – Arcane II, La papesse ou la grande prêtresse.
Valeur numérique : 2

ב
 

Le pictogramme originel représente une maison, ou un temple. Or, dans le dessin de la carte, il est entendu que le personnage central (papesse ou prêtresse suivant les versions) se tient devant la porte invisible d'une salle secrète d'un temple , cachée en vérité par son imposant siège.

__________
 
Troisième lettre GUIMEL – Arcane III, L'impératrice
Valeur numérique : 3
 
ג



Le pictogramme originel représente la monture (le chameau, plus préscisément sa tête). A priori donc aucun rapport. Il n'y a pas de lien particulier entre le dessin de la lettre, ni ancienne ni dans l'alphabet carré, et ce qui est représenté sur cet arcane.

__________
 
Quatrième lettre DALET – Arcane IIII (IV), L'empereur.
Valeur numérique : 4
 
ד

Dalet vient de délet, la porte. Le pictogramme original représente la porte d'une tente (une ouverture en triangle). Il est facile d'établir un lien entre la symbolique de l'empereur et la symbolique de la porte, mais au delà de cette constatation il n'y a pas grand lien entre l'hébreu et le tarot pour cet arcane. Certains ésotéristes établissent un parallèle entre la position de l'empereur (debout le bras tendu) et la forme moderne de la lettre

__________
 
Cinquième lettre HE – Arcane V, Le pape (ou hiérophante).
Valeur numérique : 5
ה
 
Le pictogramme originel est mystérieux et son sens incertain. (Eh non il ne signifie pas "l'homme", ce serait trop simple...) Il n'est pas tellement possible de fait d'étudier les corrélations... On estime parfois qu'il s'agit de l'interjection « héh! », mais je ne suis pas vraiment convaincue... (Il n'est pas très logique qu'une onomatopée se retrouve dans un corpus essentiel de 22 mots) – Par contre, il peut être utile de préciser que cette lettre Hé est celle qui se retrouve 2 fois dans le nom de Dieu, le tétragramme Youd-hé-wav-hé.  יהוה
___________
 
Sixième lettre WAV (ou VAW) – Arcane VI, L'amoureux.
Valeur numérique : 6

ו


Le pictogramme originel représente un crochet, en fait une tige avec deux pointes. On pourrait aussi bien dire une sorte de chemin arrivant à une intersection. Ce qui est précisément le sens premier de cet arcane. (le choix entre deux directions ou deux opportunités)

__________
 
Septième lettre, ZAIN – Arcane VII, Le chariot.
Valeur numérique : 7

 
ז



Zaïn est une arme, plus précisément une sorte de lame ou d'épée. Là encore, nous rentrons assez bien dans l'un des sens principaux de la carte, à savoir le triomphe.

__________
 
Huitième lettre HETE « Rhète » - Arcane VIII, La justice
Valeur numérique : 8 – (Dans certains jeux on peut trouver La Force en VIII)
 
ח

 
On estime que hète représente un écheveau, ou une grille. Mais le sens est assez incertain...
Par contre il y a une analogie graphique évidente entre la forme de la lettre dans l'alphabet carré et une balance.

__________
 
Neuvième lettre TETH – Arcane VIIII (IX), l'ermite (orthographé souvent à l'ancienne, avec un "h")
Valeur numérique : 9
ט
 
On estime qu'il y a un lien avec une femme enceinte ou le fait d'être enceinte. Ce qui ne serait pas étonnant pour une neuvième lettre d'un alphabet (la symbolique du 9 est étroitement liée à la gestation, de part les 9 mois nécessaires au bébé pour naître. 9 est aussi le dernier chiffre avant la dizaine) – A partir de là, il n'est pas difficile d'établir une corrélation entre l'ermite (le sage) et l'accouchement (qui peut être symbolique, comme Socrate se disait « accoucheurs d'esprits »)
Cela étant, le sens « enceinte » est incertain.

__________
 
Dixième lettre YOUD (ou YOD) – Arcane X, La roue de Fortune.
Valeur numérique : 10
 
י

 
Youd signifie donc la main. La première association qui vient à l'idée est celle de « main du destin » ou « main de dieu » / « de la fortune », enfin, celle qui fait tourner la roue.
 
__________

Onzième lettre CAPH (ou KAPH) – Arcane XI, La force.
Valeur numérique : 20 – (Dans certains jeux, il s'agit de La Justice)

deux formes, l'une:  כ  et forme différente en fin de mot : ך
 

Caph signifie « le bras et la main ». Il se trouve que, dans le dessin de cet arcane, une attention particulière est mise sur les bras et les mains de la figure centrale, qui maîtrise la gueule d'un lion. Le bras et la main sont symboliquement directement liés au fait de la volonté. Ajouté à cela, il faut savoir que le graphisme de la lettre en alphabet carré semble représenter une gueule ouverte de profil. Il y a donc pour cet arcane de fortes corrélations avec l'hébreu.

__________
 
Douzième lettre LAMED – Arcane XII, Le pendu.
Valeur numérique : 30
 
ל


Lamed vient de la racine LMD (lomed) qui signifie « apprendre » mais aussi « un fouet ». Cette racine a donné des noms comme Talmud et des mots comme talmid (un élève). Il y a un très fort parallèle établi entre la souffrance (le fouet) et le fait d'apprendre. Le pictogramme original représente un fouet. Or l'un des sens principaux de l'arcane XII s'articule autour du fait d'apprendre par la souffrance. Ajoutons que la lettre en alphabet carré semble pouvoir s'inscrire parfaitement dans la figure du pendu, en raison de sa position (jambe croisée). Il y a donc ici aussi des parallèles clairement établis.

__________
 
Treizième lettre MEM – Arcane XIII, arcane sans nom ("La Mort" dans certains jeux)
Valeur numérique : 40

Deux formes, l'une : מ et forme différente en fin de mot : ם
 

Mem
signifie les eaux (maïm en hébreu). Le pictogramme original représente des eaux de manière stylisée (comme le signe astrologique du verseau). Certains ésotéristes y voient un parallèle avec les eaux du Styx... Je trouve cette interprétation un peu tirée par les cheveux. Symboliquement, je mettrais plus volontairement en parallèle l'eau et la vie, d'autant plus que cela est en parfaite cohérence avec les symbolismes de l'antiquité sémitique. (Régions arides ou la sécheresse donc l'absence d'eau est lié à la mort, et la saison des pluies au renouveau des cultures, donc à la vie) Cela étant, la symbolique de l'arcane XIII est justement la renaissance et le renouveau total avant d'être la mort. La saison des pluies s'inscrit également dans cette symbolique : une révolution annuelle complète, un cycle se termine.

Eliphas Lévi fait correspondre le graphisme de la lettre dans l'alphabet carré à un crane. Il est vrai que l'on peut y voir un crane, si l'on fait un effort d'imagination... Cela étant, le crane n'est en rien lié au graphisme de cette lettre et l'interprétation de Lévi n'est faite qu'à posteriori.
__________
 
Quatorzième lettre NUN – Arcane XIV, La tempérance
Valeur numérique : 50

Deux formes, l'une :
נ et forme différente en fin de mot : ן
 

Nun est soit un poisson (une anguille) soit un serpent. Les deux hypothèses sont valables. Je ne vois pas de corrélations autres que tirées par les cheveux avec l'arcane XIV. (On peut en trouver, mais elles ne sont pas évidentes, en ce sens que l'on pourrait en trouver plus facilement pour d'autres lames)

__________
 
Quinzième lettre SAMERH – Arcane XV, Le diable.
Valeur numérique : 60
ס
 
Samerh est soit un appuis, soit un poisson. La encore les idées sur le sujet sont partagées...
Eliphas Lévi fait correspondre un
serpent avec la forme de la lettre en alphabet carré (c'est une sorte de cercle, d'ailleurs on dessine simplement un rond en cursif). Le pictogramme original semble représenter les arrêtes d'un poisson ou un poisson avec la chaire, suivant les sites archéologiques.

Comme pour la temp
érance, il est possible d'établir des parallèles, mais il aurait été plus simple d'avoir comme sens « le serpent » pour samerh, et « le poisson » pour nun!

Ce pourquoi j'incline à penser qu'il n'y a pas de correspondance pertinente entre l'hébreu et ces deux cartes, sinon en effet inversé.

 __________

Seizième lettre AYIN – Arcane XVI, La maison Dieu ou La tour.
Valeur numérique : 70

 
ע

 

Ayin est un œil, le pictogramme original représente un œil. J'établis sans difficultés un parallèle fort entre l'œil (divin) et la tour frappée par la foudre. En effet, des légendes comme celle de « l'œil (ou du regard) qui tue » sont des symboliques que l'on retrouve dans toutes les cultures.

__________
 
Dix-septième lettre PHE – Arcane XVII, Le toule ou L'étoile ou Les étoiles.
Valeur numérique : 80
 
Deux formes, l'une: פ et forme différente en fin de mot : ף


Phé
signifie la bouche, et le pictogramme original représente une bouche. On peut donc trouver des corrélations, (la voie, la voix...) C'est par la bouche que l'on parle, que l'on guide / que l'on nourrit, apporte l'espoir... Mais elles sont un peu plus cherchées que pour certaines autres cartes.
 
__________
 
Dix-huitième lettre, TZADIK (ou tzadé) – Arcane XVIII, La lune.
Valeur numérique : 90

Deux formes, l'une : צ et forme différente en fin de mot : ץ
 

Tzadik est soit un hameçon (pour pécher) soit une sauterelle. Des parallèles peuvent être trouvés (notamment avec l'hameçon), mais il faut chercher... Ce pourquoi selon moi il n'y a pas à retenir de corrélation véritablement poignante. Cela étant, cette lettre fait partie de celles pour lesquelles il y a hésitation sur la symbolique et le sens original...

__________
 
Dix-neuvième lettre, QOUPH (« kouf ») - Arcane XVIIII (XIX), Le soleil
Valeur numérique : 100
ק


Qouph est selon les hypothèses disponibles un chas d'aiguille. Le graphisme de la lettre en alphabet carré dessine assez bien un chas d'aiguille, mais la certitude sur ce sens n'est pas établie à 100%
Le chas d'aiguille est symboliquement quelque chose de très fort (couture, lien, fil... relier, assembler) et il serait tentant de voir des parallèles s'établir avec l'un des sens premiers de l'arcane du soleil, qui est les liens amicaux, fraternels ou amoureux, l'amitié et les rencontres (qui se nouent)
- Cela étant, comme dit, le sens donné n'est pas tout à fait certain.
 
__________
 
Vingtième lettre RECH – Arcane XX, Le jugement.
Valeur numérique : 200

ר


Rech vient de roch, qui signifie « la tête ». Le pictogramme original représente une tête d'homme, la plupart du temps de profil. Il est possible de trouver des parallèles avec la carte, mais pas de suffisamment pertinents pour mettre en évidence une corrélation forte. (On pourrait tout autant trouver des parallèles en prenant un autre arcane que XX)
 
__________
 
Vingt-et-unième lettre CHIN (ou Schin) - Arcane ø (parfois 22), Le mat.
Valeur numérique : 300
ש

Eliphas Lévi comme Oswald Wirth lient chin à l'arcane du mat, dans la mesure ou tous deux ferment la série des lames majeurs par l'arcane du monde (XXI), ce qui symboliquement me semble plus légitime que de terminer par le mat. Certains ésotéristes préfèrent lier chin à l'arcane du monde et le mat à la lettre tav (ou Thau), ce qui vis-à-vis de la symbolique ésotérique du thau ne me semble pas des plus judicieux. Je reviendrai dans un prochain article sur cette symbolique du thau, et ce problème des arcanes ø et XXI.
 
Chin représente soit des seins (de femme) soit des dents. Totale incertitude, le pictogramme original est tantôt arrondit comme des seins tantôt pointu comme deux dents. Je trouve que cette ambiguïté entre les seins (douceur, délicatesse, repos, protection de la mère) et les dents (morsure, agressivité, crocs, danger) va très bien à l'arcane du mat, seulement cette interprétation n'est pas recevable dans la mesure ou elle s'appuie sur un problème d'incertitude et de doute d'archéologues, et non sur une connaissance épigraphique clairement établie.

__________
 
Vingt-deuxième lettre, TAV (appelée Thau par les ésotéristes) – Arcane XXI, Le monde.
Valeur numérique : 400
ת

Tav
signifie « un signe » - c'est à dire un présage. Il est difficile de ne pas trouver fort élégant cette manière de clore un alphabet! Ou un jeu de cartes divinatoires.
Le pictogramme original est une croix. (notre "T" descend également de cette même croix d'ailleurs) - La croix est l'un des symboles communs
à l'humanité des plus anciens, et  aussi des plus revu et actualisé au fil des temps.
 
__________
 
 
En conclusion,
 
On notera que, dans la plupart des cas ou le sens de la lettre est clairement établi (14 lettres sur 22) les corrélations entre hébreu et tarot sont plutôt pertinentes (12 corrélations pertinentes sur les 14 lettres concernées) – En fait, seul le chameau de l'impératrice et la tête pour le jugement ne semblent pas trouver de lien direct véritablement clair.

En ce qui concerne les lettres qui n'ont pas un sens connu de manière vraiment fiable (8 lettres dans ce cas), nous avons dans trois cas une symbolique estimée assez en accord avec l'arcane concernée, dans trois cas aucune corrélation pertinente et deux cas ou il apparaît difficile de trancher (pour la lune et l'hameçon, pour le mat et les dents/les seins).
 
Soit sur un total de 22 lettres, 15 correspondances véritablement établies. Ce qui fait un ratio de  presque 70%, bien que l'on soit en droit de rappeler que dans les 30% restant, les difficultés à établir des corrélations claires peuvent venir d'erreurs ou d'imprécisions sur le sens des lettres.
 
Il ne faut pas oublier non plus que les versions que nous connaissons du tarot de Marseille ont vraisemblablement étés dessinées au moyen âge, c'est à dire à une époque ou il n'était pas véritablement à la porté de tout ésotériste d'étudier l'hébreu comme on peut le faire aujourd'hui dans le cadre d'un diplôme comme le DU d'hébreu. Or les connaissances en archéologie comme en épigraphie ont considérablement évolué depuis cette époque! Les informations que nous avons de nos jour à notre portée sont donc bien plus précises et pertinents que celles dont disposaient la majorité des ésotéristes du moyen âge. Il n'est donc pas impossible qu'ils aient fait avec « les moyens du bord » : avec les sens dont ils disposaient pour les lettres dont la symbolique à traversé le temps, avec les sens qu'ils pouvaient déduire ou imaginer pour celles dont le sens original a été perdu.
 
Partant de ce point de vue, on peut tout à fait estimer que l'hébreu est une source d'inspiration possible pour les arcanes majeurs, même si il est improbable qu'elle soit la seule.
 
Dans l'absolu, les corrélation franches qui existent pour plus la moité des lames ne peuvent pas être ignorées. Le tarot à donc soit hérité de ces parallèles (symbolique et corrélation rajoutées après coup sur un jeu divinatoire existant, afin que les cartes « collent » à la mystique connue de l'alphabet hébreu à l'époque de cette mise en parallèle), soit il a été en partie (mais pas totalement) inspiré, toujours par ce que l'on connaissait de la mystique de l'alphabet à l'époque. Dans ces deux premiers cas le tarot de Marseille serait le résultat de la transformation d'un jeu divinatoire plus ancien ne comportant pas de corrélations avec l'alphabet hébreu.

La troisième hypothèse possible étant que le jeu original, au contraire, était directement inspiré de l'alphabet hébreu mais à époque très ancienne (c'est à dire à un moment de l'histoire ou la symbolique de toutes les lettres était connue). Que ce jeu original subit des transformations successives qui éliminèrent une partie des parallèles qui existaient entre les 22 lames majeurs et les 22 lettres. Le temps aidant, certains symboliques se perdant, le résultat final nous donne un jeu ou près d'un tiers des cartes est symboliquement méconnaissable vis à vis de l'alphabet hébraïque.
 
Il n'est pas possible de trancher clairement entre ces trois hypothèses. Mais il est possible par contre d'établir une certitude: si les corrélations existent, l'alphabet hébreu ne peut pas expliquer seul la genèse du tarot de Marseille tel que nous le connaissons.
 
 
< Précédent
 
Me contacter
~
Tarifs
~
Règlement par Carte Bleue
~
Partenaires